vendredi 28 janvier 2011

Enrhumée et déchue

Pensez-vous qu'un jour, à force de jouer trop souvent au free cell, il est possible que l'ordinateur dise: «Désolé, vous avez épuisé la banque de possibilités de jeux. Maintenant, trouvez-vous une vie!»?

Quand on découvre, un vendredi soir, qu'on est abonné à La chaîne aquarium ET au Aquarium channel en HD, on se questionne sur ses choix de vie.

Le rhume une fois par mois, ça peut être notre corps qui essaie de nous glisser un mot ou deux?

Suivre plus de séries télé serait-ce humainement possible?

C'est sûr qu'aller à la bibliothèque emprunter quelques romans policiers bien noirs serait envisageable sans cette amende pour retard qui doit maintenant atteindre le prix d'un bruch au resto.

Est-ce que ça se peut une greffe de tite-peau de dessous de nez qui est désquamée par de trop nombreux rhumes?

Je me demande si on peut développer un acouphène en fréquentant un enfant qui a le syndrôme Gilles de la Tourette et dont le tic est de renifler comme un buffle aux 5,7 secondes?

Si je n'allais pas dans le Sud avec mon amoureux pour fêter mes 3* ans, je crois que je perdrais ma naïveté pour de bon avec tout ce positivisme. Vivement les drinks colorés fournis à toute heure du jour et de la nuit, le soleil, la chaleur, la farniente, le sexe et, sûrement, une sympathique diarrhée du voyageur!

vendredi 17 décembre 2010

Mon job, il est unique

En ce moment, je mange du chocolat offert par Sloppy Man en guise de cadeau de Noël. Ça faisait 3 semaines qu'il me demandait si c'était permis de m'offrir un cadeau pour Noël. Un peu plus peut-être.

Nan. C'était en octobre. Je m'en souviens parce qu'il a distribué des petits brownies du commerce décorés en orange vif pour Halloween. Je m'en souviens parce que deux semaines avant, il avait commencé à parler de SA fête. Il avait demandé si sa mère pouvait faire une tarte aux sauterelles, sa spécialité, pour la classe afin de souligner l'événement.

Un peu avant, il avait tenu à se présenter comme président de classe. Lui qui «accroche» toujours les autres, qui se moque de tout un chacun, qui s'oppose passivement à toutes les interventions, qui ne fait pas ses devoirs, qui est impoli avec les adultes, qui ne fout rien de la journée en classe s'est avancé, s'est adossé au tableau, a enlevé la mèche de devant ses yeux et a dit: «Ci vou vauté poure moé, ma mére va vou fair des gataus» ou quelque chose du genre. Parce que lui, c'est comme ça qu'il l'aurait écrit. Mais pas sur la ligne. Nan. Il l'aurait écrit gros avec son écriture enfantine qui crie un besoin d'être vu. Il n'écrirait pas la date non plus. Ni son nom. Il ne mettrait même pas la feuille ou le cahier sur le bon sens. Il chialerait quand je le retournerais à sa place, mais on aurait eu un contact. Les contacts, pour lui, se font dans la confrontation.

Bref, il fallait, pour ne pas perdre la face, qu'il ait des sucreries pour célébrer sa fête. Il est arrivé un matin avec des petits brownies du commerce et un air fier. Nous avons arrêté les élèves pour la collation et il a donné ses gâteaux aux élèves. Il était tellement fier. Comme si sa mère lui avait fait sa fameuse tarte aux sauterelles. Il est allé en porter en grande pompe à deux amis dans d'autres classes et en a offert à l'intervenant qui lui sert de papa à l'école.

En novembre, n'en pouvant plus des innombrables conflits dans notre classe, le conseil de coopération a vu le jour chez nous. Son nom est sorti dans un billet sur deux ou presque. Il s'est vengé de ceux qui écrivaient sur lui. Nous avons parlé de ses choix de vie une fois de plus. Le concept de la carapace a commencé à faire son chemin. Il comprenait où je voulais en venir.

Nous avons commencé à attaquer la carapace dernièrement. Nous avons ri en groupe de ses petits travers. À chaque fois qu'il dit quelque chose de négatif, je le rattrappe en riant avec lui, de lui. Avec les autres aussi. Ils en ont beaucoup moins peur maintenant. Il travaille parfois avec des élèves timides et je le vois perdre sa carapace pendant quelques minutes. Quand je le gronde trop (les mauvaises habitudes sont difficiles à perdre. Je sais ça.), il rôde autour de mon bureau pour me jaser de tout et de rien. Il vient me chercher. Me rappeler qu'il est mon chéri. «Chéri» est associé à tous les bons comportements. Il commence à aimer ça les bons comportements. Il n'est plus assis à côté de mon bureau, près de mon coeur comme je lui dis. Il voulait sa chance. Je la lui ai donnée. Je suis qui pour croire qu'il ne peut pas faire mieux et qu'il ne mérite pas une autre chance?

Hier, 5 minutes avant de partir pour la maison, il me lance qu'il sera absent le lendemain et la semaine prochaine aussi, car ils partent rejoindre la famille à l'autre bout du Québec. Ce matin, il était absent. J'ai trouvé ça dommage qu'il soit absent de notre fête de Noël. Mais il est revenu en après-midi. Sur mon bureau, il avait déposé deux boites emballées, de formats identiques. Il m'a demandé de choisir celle que je voulais. Je lui ai demandé ce que c'était et il m'a expliqué les différences entre les deux. J'ai choisi et lui ai demandé si je pouvais lui faire un câlin. Il n'a pas dit oui. N'a pas dit non non plus. Il a juste tendu les bras comme font tous les enfants du monde qui veulent être blottis. Gênés, on a mis un plan au point pour qu'il offre son autre présent à son père d'école. L'après-midi a été dur. Cette semaine c'est dur. La période de séparation due aux vacances angoisse les «chéris» comme lui. Il ne voulait pas travailler. J'étais fatiguée. Je lui ai lâché les baskets. Il m'a souhaité bonne fin de semaine deux fois.

Ce soir, je mange son chocolat en me disant que mon job, il est unique. J'ai hâte à lundi pour lui dire que je l'ai tout mangé tellemet il était bon. Parce qu'il va sourire. Et, croyez-moi, si vous le connaissiez, vous aussi vous aimeriez ce sourire.

lundi 6 décembre 2010

pensées de la semaine

  • Une deuxième journée tempête ce serait sûrement trop demander avant Noël.
  • Je ne devrais pas regarder le Guide resto Voir en mangeant des pâtes au pesto.
  • Mes amis sont souvent occupés le soir où j'ai vraiment envie de parler longtemps.
  • Un pâté chinois, ça ne reste pas frais 6 jours.
  • C'est toujours l'aliment qui est le plus poisseux et le plus coloré qui coule sur les tablettes en verre dans le frigo.
  • Je ne devrais plus promettre à un ex de m'occuper de son chat le temps qu'il se replace. Se replacer ne semble pas facile.
  • Bon investissement le déneigeur.
  • Ça va me faire chier de défaire le sapin en janvier. J'aurais pas dû mettre des décos partout.
  • Les enfants devraient jamais vomir à 2 pieds de la poubelle, dans un cadre de porte, à 15 minutes de la première rencontre de parent.
  • Qui démonte un moteur dans mon bloc cette semaine?
  • Étrange d'être contente de revoir sa famille dans un salon funéraire.
  • 4 amies en congé de maternité, ça fait réfléchir.
  • Vivre seule quand toutes les émissions télévisées qu'on suivait sont terminées, c'est mortel d'ennui.
  • Dommage que le sapin de Noël bloque l'accès de mon vélo stationnaire juste avant les Fêtes.
  • Faudrait bien que je fasse réparer mon lit. 6 mois à dormir le matelas sur le sol a un petit quelque chose de paumé une fois arrivée à la trentaine.
  • Je suis tellement courbaturée en me levanr chaque matin.
  • Me demande si ex-Amoureux lira ceci.

dimanche 28 novembre 2010

pincez-moi, je dois rêver!

Je sais que je n'ai pas beaucoup parlé de lui sur mon blogue depuis que je l'ai rencontré (sinon pour le faire passer involontairement pour un sans-coeur parce que j'avais eu de la peine). Je n'en parle pas beaucoup, point. Comme si tout était trop beau et, qu'en en parlant, tout s'évanouirait en fumée.

Je sais qu'il lit, ici, quand j'écris. Je ne veux pas le mettre dans l'embarras, mais ce soir c'est de lui dont je vous parle. Parce qu'il me rend heureuse. Parce qu'il me laisse tout l'espace dont j'ai besoin en ce moment. Parce qu'il accepte tout ce que je suis. Parce que je veux que ce soit le dernier homme de ma vie.

Mon amoureux n'est jamais satisfait des miracles d'effets spéciaux qu'il fait dans des laps de temps incroyablement courts pour lesquels il est reconnu au boulot, mais il se satisfait de moi. Lui qui s'en demande toujours mille fois plus qu'aux autres m'aime malgré mes moments d'égoïsme. Il m'aime pour cela, lui qui est tout mon contraire.

Mon amour est le dernier galant homme. Le jour où il ne m'ouvrira plus la porte de la voiture, je me questionnerai. Quand il passera devant moi sans me tenir la porte, j'aurai peur. Il me tire la chaise au resto, m'aide avec mon manteau, me laisse commander la première. Mon père l'aime.

«Mom, he has magic hand» est la chanson toute indiquée pour exprimer notre entente intime. Il ne me laisse presque jamais gagner nos disputes et je l'aime pour m'envoyer mes travers calmement. Paf! en pleine gueule, de façon tout à fait caricaturale. Avec un regard tellement amusé. Ma mère l'aime.

Intellectuellement, il est curieux. Il aime flâner à la campagne, les antiquités, aller au resto souvent, on choisit souvent le même film au cinéma, il aime la lecture sur une couverture dehors. (Je me relis et je me trouve épanouie!)

Il me gâte horriblement. Il aime m'offrir plein de petits plaisirs. Même si je suis assez poche pour lui faire la gueule pour son retard, un soir qu'il perdait son temps chez le fleuriste à attendre que celui-ci finisse mon bouquet...

Quand il me regarde, rarement je me sens ordinaire. Quand il me fait un compliment, je le crois. La cynique en moi apprend lentement à fermer sa trappe. Le cynique en lui s'en accommode de mieux en mieux.

On fait des projets, à mi-voix, espérant vraiment ne pas se tromper une fois de plus. On raconte comment nous ferons quand nous serons parents. On discute maison de rêves. On s'imagine en voyage. Blottis au lit.


Mon chéri s'enflamme quand il parle. Mon frère l'aime moins... Il est impliqué socialement. Donne à Green Peace, aux itinérants qu'on croise, à Centraide. Il a maintenant un permis de port d'armes et il raconte aux citadins ce que tous les habitants de la campagne savent déjà. Il se révolte devant les injustices. Devant le manque de contacts humains, il persiste et signe en jasant avec la première personne venue. Jusqu'à ce qu'il ait obtenu un sourire.

Ce soir, j'écris ce texte pendant qu'il est sur la route pour venir souper avec moi. Il a passé la journée à aider un ami. Il apporte de la bouffe indienne. Il va sûrement me border de la plus craquante des façons. C'est dur de ne pas l'aimer autant non?

***Pssst! Quelqu'un peut me dire si y'a quelque chose qui cloche? Ce serait presque rassurant...

mardi 9 novembre 2010

pensées de la semaine

Dur de savoir quel manteau mettre cette semaine.

Pourquoi elle ne se brosse pas les dents?

Faudrait bin que je m'occupe de mes pneus d'hiver. De la lumière de jour de mon auto. De la tite-bande décollée sur la porte que papa a déjà collé au printemps. De mon essuie-glaces côté conducteur. Et de mon changement d'huile.

Dire que tout ça se règle en une seule visite au garage.

Passer un électromyogramme, c'est pas super comme après-midi de congé finalement.

Coudonc! Ils les annoncent pas leurs chantiers de construction! La 132 est en train de devenir le nouvel échangeur Turcot et on a oublié de me le dire.

Pis il se passe quoi avec la 30? Faudrait bien que j'aille voir ça.

biengrandir.com On finance vraiment ça? On a un sérieux problème de société là.

Pierre Brassard, y'é vraiment beaucoup plus vieux que moi?

Ça commence à être humide le soir. (souvent suivi du choix du manteau du lendemain)

J'aurais dû faire un bac en adaptation scolaire.

Un shower de bébé, ça finit toujours par parler de bébés. On oublie d'une fois à l'autre...

Je viderai les bacs de fines herbes quand le persil mourra.

J'aime pas ça les sacs poubelles écolos quand y'a de la litière dedans.

Je me demande ce que je cuisinerais si j'allais à l'émission «un souper presque parfait».

Faudrait bien que je décore les murs du salon.

Dresser un chat. J'ai vraiment trop de loisirs.

Ça fait longtemps que j'ai pas écrit autre chose qu'une dictée du matin.